exposition du 22 novembre au 22 décembre 2018
Espace Vallès, Saint-Martin-d'Hères (38)
exposition du 22 novembre au 22 décembre 2018
Espace Vallès, Saint-Martin-d'Hères (38)
exposition du 22 novembre au 22 décembre 2018
Espace Vallès, Saint-Martin-d'Hères (38)
Philippe Veyrunes
Plasticien
“Ma recherche artistique est référencée par le mouvement de l’art américain des années 1970 - 80. M’emparant de l’espace en façonnant la lumière, je compose des installations plastiques. Elles déclenchent inévitablement une perte de repères, elles permettent d’ouvrir une perception nouvelle et inconnue au spectateur.
Le travail et la réflexion portent avant tout sur l’objet, sa perception et son rapport à l’espace. L’oeuvre est révélatrice de l’espace environnant qu’elle inclut comme un élément déterminant. Grâce au recours à la lumière, j’irradie l’espace. Le contexte devient son contenu.
Ne faisant qu’un avec l’espace, comme le dit Donald Judd : les trois dimensions sont l’espace réel, ces installations insistent sur la globalité des perceptions.
Je donne à voir la lumière comme une matière, une matière en volume et en teintes. C’est de la couleur dans l’espace. Cette couleur se déploie dans le temps. Elle est mobile. Elle est fluide.
En envahissant l’espace, la lumière le transforme et le dématérialise souvent. Le bain lumineux a en effet pour propriété d’abolir les frontières entre l’environnant et l’environné qui ne font plus qu’un et l’installation lumière devient ainsi une “situation” un “lieu d’expériences perceptives”.
INSTALLATIONS PLASTIQUES
Le tube fluorescent est un rectangle de lumière. Il est la genèse de mes installations plastiques.
Il marque l'espace. En le dépouillant, je l'extrais de son cadre.
Simple, il se décline en plusieurs tailles, je l'utilise comme un outil d'installation.
L'espace et le tube sont indissociables.
VIDEO
Les vidéos sont pensées pour être projetées ou sur moniteur. Ceux sont des travaux qui ont lien avec la peinture.
Le travail sur le temps et l'image du réel capté devient lumière graphique.
Cette assemblage d'image est une forme en devenir (notion développée par Brancusi, Colonne sans fin, reprise par Dan Flavin lors de sa première mise en espace d'un tube fluo dans son atelier. 1963).
ESQUISSES
PEINTURES / DESSINS / SERIGRAPHIES / MIX
La vibration de l’espace
Il y a quelque chose d’insaisissable dans les grands dessins à la mine de plomb que compose Philippe Veyrunes. Les explorant, l’œil hésite, glisse au milieu d’un labyrinthe de formes fuyantes, échoue à se fixer parmi des fluctuations de nébulosités ondulatoires. Ou bien, sur les feuilles de la série où le noir prédomine, il se sent aspiré par la spirale d’un troublant vortex, au centre, là où le faisceau de traits s’interrompt comme devant le néant d’un appel d’antimatière, dans le vide du papier que sa blancheur défend.
Le mouvement des formes, leur modelé, suggèrent non des images, mais des sensations. On croit frôler du regard des reflets anamorphiques aux contours distordus que renverrait la surface d’un miroir déformant, des frissonnements de fumées ou de fourrures. Ces masses torsadées qu’on imagine volontiers mouvantes sont tressées de milliers de coups de crayon, de milliers de traits aussi fins qu’un cheveu. D’où l’impression tactile qui s’en dégage. L’œil ne s’accroche ainsi à aucun contour, mais il est sollicité par la vibration élémentaire de formes encore embryonnaires.
Dans ces réseaux tourbillonnants, le noir et le blanc, transposition de l’ombre et de la lumière, dialoguent ou luttent l’un contre l’autre. L’un avance vers ce que l’autre retient, et c’est la main en train de dessiner qui se laisse porter par l’élan de la courbe et qui, par moments, suspend son mouvement. Rien de prémédité dans le trait qu’elle étire et répète en gerbes, et si l’œil veille à l’avancée de la composition, il le fait sans brider le geste, en laissant toute sa place à l’imprévu. La lumière semble alors entrouvrir d’un accroc, d’une lacune, la trame par où l’ombre infuse par capillarité : elle ajoure la nuit.
Expert dans la science des éclairages de l’univers scénographique, Philippe Veyrunes convoque ici d’autres effets pour un autre théâtre. La dimension spectaculaire du dessin est déterminée en fonction des limites du corps : à partir de chacun des côtés du carré, penché sur son travail et tournant autour, le dessinateur peut, au bout de son bras, faire danser son trait. De la multitude des sillons inscrits sur le papier, de leur répétition, de leur chevauchement et de leur écart naissent ces circonvolutions aux allures de mécanismes cosmiques, ces mouvements de serpentements et d’ellipses qui, tissés de ténèbres ou troués de lueurs, font entrer l’espace en vibration.
Jean-Pierre Chambon
EXPOSITIONS
COLLECTIF K-LI-P (Körper - Lumière Installation - Performance)
Depuis 2005, la chorégraphe franco-allemande Christel Brink Przygodda et le plasticien français Philippe Veyrunes du COLLECTIF K-LI-P formalisent leurs activismes artistiques dans des nombreux performance chorégraphiques et des installations plastique - vidéo et sonore in situ, s’adaptant chaque fois à des conditions de l’espace - temps de manière flexible.
C’est autour de la question "Qui sommes nous? " qu’ils interrogent la notion de notre identité et mènent des processus de création sous des angles variés. En partant d’un élément personnel, intime et biographique, ils ouvrent leur approche aux autres tout en gardant une poésie propre, une utopie artistique inclusive et immersive pour et avec l’autre.
Dans leur série de projet EGODOCUMENT, menée de 2016 à 2026 en France et en Allemagne, ils cherchent à rencontrer de nouveaux arrivants en Europe et explorent à hauteur d’homme comment ils façonnent leur vie ici.
En instaurant un dialogue d'égal à égal, les artistes intègrent dans leurs performances chorégraphiques, installations vidéo-sonores et films vidéo les témoignages de chacune et chacun se trouvant sur une nouvelle terre d’accueil.
Ensemble, avec des réfugiés, des personnes issues de l'immigration, des danseurs en exil, des amateurs, ils ouvrent aux participants et aux spectateurs des espaces de rencontre autour de la thématique de la migration et offrent une visibilité aux personnes concernées.
Il s'agit de rendre visible, compréhensible et poétique le parcours de chacune et chacun par le biais du mouvement, de la parole, du texte, du son et de la vidéo.
À travers ces mises en scènes performatives de perspectives subjectives, d'expressions et de souvenirs, qui sont à la fois des témoignages temporels de notre propre histoire personnelle et de l'histoire collective, de processus fictionnels et/ou vivants, les artistes cherchent à créer un dialogue dynamique.
L'objectif est de poursuivre les débats sur nos questions d'identité, de migration et d'exil en Europe sur une plus longue période.
Pour les artistes, il s'agit de prendre soin de notre démocratie, d’œuvrer pour une prise de conscience de nos responsabilités et de nos forces et de participer ainsi aux débats publics.
En questionnant la manière dont nous voulons tous vivre ensemble et façonner la société, ils s'interrogent et s'engagent en tant qu'artiste pour une attitude empathique consciente dans notre société.
Assimilant l'actualité et l’histoire familiale, ils portent un regard sur des contenus historiques et sociétal, reliant des approches théoriques de la culture de la mémoire et du souvenir.
LUMIERE SCENOGRAPHIE







































































